I Am Charlie & I've Got A Secret. I Talk With The Ghosts.

I Am Charlie & I've Got A Secret. I Talk With The Ghosts.



Vous ne me croirez peut-être pas, et qui pourrait vous en blâmer ? Pourtant, je m'appelle Charlie et je parle avec les esprits. Pas tous. En fait, je ne sais pas comment ça marche, je ne les vois pas tout le temps. Des fois, ils viennent à moi, pour que je les aide, ou seulement pour m'apporter une solution. Ou bien me tenir compagnie. Je sais, c'est bizarre. Moi aussi je ne voulais pas y croire. Pourtant, j'ai été forcée de constater que ce n'étais pas un canular. Maintenant, j'ai des ennuis. Une organisation secrète de la CIA me recherche. Je ne dois rien leur confier. C'est ma mission. Même si je dois mourir. Heureusement, je ne suis pas seule. Ma meilleure amie Chris est là pour m'aider, et Dieu sait combien j'ai besoin d'elle. J'ai aussi Jordan, mais c'est plus compliqué. J'ai 18 ans, et je dois les aider. Tous.




Rachel Bilson is Charlie
Jared Padalecki is Jordan
Chad Michael Murray is Dimitri
Katherine Heigl is Chris
Hayden Panettiere is Meghan


AnnuaireStories2 J'aime beaucoup ce blog =)



# Posté le samedi 18 avril 2009 16:07

Modifié le samedi 18 avril 2009 16:18

1. I knew I wasn't able to have a thought. I was simply devastated.

1. I knew I wasn't able to have a thought. I was simply devastated.


J'aurais du ressentir ce froid glacial et pénétrant, temps normal pour un jour de janvier pluvieux et venteux, mais la colère qui emplissait mon être brûlait mes joues. Ainsi, Dimitri était mort. Il était mort, et personne n'avait osé me le dire. Comment Dimitri avait-il pu se résoudre à mourir ? Il était jeune, du haut de ses 19 ans, assez satisfait de sa vie en somme. Dimitri n'avait jamais mené d'actions particulièrement dangereuses, ni mis sa vie en danger. Comment avait-il pu mourir ? Une émotion forte me transperça, et je pris pour du chagrin cette rage muette qui m'étreignait. Dimitri était mort.

Je cherchais la tombe de Dimitri dans les longues allées du vieux cimetière. Les ténèbres ne me dérangeaient pas. Je n'avais pas peur du noir. Je marchais lentement, tentant vainement de déchiffrer les noms sur les énormes pierres de marbre. J'arrivais dans la rangée ou était enterrée la famille de Dimitri. Saders, Hollsaint, Grey... Shane. Dimitri Shane. Je ne savais pas vraiment à quoi m'attendre en venant ici, peut-être que j'avais espéré ne pas trouver cette plaque, mais maintenant que je l'avais vue, la mort de Dimitri me semblait beaucoup trop réelle. Il était mort. Vraiment.

J'étouffais un sanglot. Je n'allais quand même pas pleurer ! J'avais envie de hurler autant que j'en était capable. Dimitri était mort. Maintenant, il me semblait que le froid s'était fait plus pénétrant. Mon tee-shirt noir était trempé, et mes longs cheveux châtains dégoulinaient de cette foutue pluie. Je tremblais. Mes jambes ne supportaient plus le poids de mon corps. Je m'assis pas terre, sans le vouloir réellement, et protegeait ma tête avec mes deux bras, comme si ce geste trivial m'empêcherait a la fois d'avoir froid, et en même temps de sentir ma tête cogner avec autant de violence. Alors, laissant éclater ma colère, je pleurais.

...: On dit qu'il s'est suicidé.

Je me retournais violemment. Je ne me souvenais plus depuis combien de temps j'étais ici. Il faisait encore nuit, et la pluie n'avait pas cessé. Je regardais le visage de celui qui avait parlé à travers le ridicule faisceau de ma lampe torche écrasée sur les graviers. Je connaissais ce visage. Il me rappellait Dimitri. Ses yeux noirs, son sourire transperçant, ses cheveux un peu trop longs châtains plaqués contre son visage d'ange. Je n'avais même plus la force de prononcer son nom. Je repris contenance, livide. Des millions de questions se bousculaient dans mon esprit, mais je les y renvoyait aussitôt. Je n'avais pas le courage de les lui poser. M'avait-il suivie jusqu'ici ? Il se pencha, s'accroupit autour de l'épave qu'était mon corps et posa sa main de bûcheron sur mon épaule. Il avait les mains chaudes. J'eus envie qu'il me prenne dans ses bras. Je menaçais sérieusement de m'effonder. Il ne le fit pas.

...: Charlie ? murmura-t-il.

Mon corps tressaillit à cet appel. J'avais envie hurler: oui, je suis là, mais ma voix ne m'obéit pas. Je vacillais, il mit ses bras autour de ma taille pour me retenir, réitérant so appel. Sonnée, je ne pus y répondre. Il posa sa main sur ma tête et la plaqua doucement contre son épaule musculeuse. Une brume s'empara de mon cerveau, doucement. Je ne pouvais plus réfléchir, j'étais simplement dévastée. Je sombrais, à l'abri dans les bras d'un ange.


# Posté le jeudi 19 mars 2009 10:47

Modifié le jeudi 19 mars 2009 11:15

2: For sure I was fine. How could I be afraid ? He was here, next to me...

2: For sure I was fine. How could I be afraid ? He was here, next to me...


Lorsque je me réveillais ce matin, un jour brumeux laissait entrevoir une étincelle masquée par la fenêtre. Où étais-je ? Je passais la main dans mes cheveu. Ils étaient encore humides et emmêlés. Je me souvenais vaguement de cette nuit cauchemardesque, et l'évidence s'imposa de nouveau à moi. Dimitri était mort. Je me repris. Je n'allais pas pleurer, pas cette fois ! Il fallait que je sache où j'étais. Cette grande chambre n'était pas la mienne, je ne reconnaissais en rien la misère de ma minuscule chamière dans toute cette perfection !

Je me redressais, ma tête cognait très fort. Je constatais avec affliction que mes doigts étaient salis par une affreuse boue marron, et j'étais certaine que si je poussais un peu plus mon examen de moi-même, j'en étais probablement recouverte. J'avais l'impression d'avoir dormi dans une flaque de boue, et d'ailleurs, cet inconfort se déclarait violemment. Ma tête et mon dos me faisaient souffrir le martyre.

Soudain, l'immense porte blanche s'ouvrit à la volée. J'eus peur. Je ne m'y attendais pas. Je regardais le visage de mon hôte. Ses grands yeux noirs étaient entourés de cernes violacés indiquant qu'il n'avait pas passé une nuit banale. Ses cheveux chatains, contrairement aux miens étaient propres. Il ne portait pour tout vêtement qu'un vieux pantalon de survêtement blanc. Son sourire me submergea le coeur de toute la joie du monde. Je ne savais ni pourquoi ni comment j'étais arrivée ici, mais je sentais que ma misérable vie s'arrêtait là. J'avais entendu parler à la télé de ces lignes qui coupaient une vie en deux par un seul évènement. Du bien ou du mal, mais en tout cas, rien ne pouvait être plus horrible que ma monotone et pitoyable vie. Bizarrement, j'avais réussi à apprendre à m'en satisfaire. Le terme exact aurait été de dire que je m'y étais désormais accoutumée.

L'ange me regardait, un flacon portant une inscription ilisible dans une main, une compresse dans l'autre. A sa mine écoeurée, je compris que c'était moi la blessée, et qu'il lui incombait la tâche désagréable de me soigner. Je n'étais pas contre le fait qu'il dûsse jouer au docteur avec moi. Au contraire. Il s'approcha de moi, fermant la porte au passage. Quand il souleva ma couverture, la morsure du froid m'arracha la peau. J'étais encore vêtue de mes vieilles fringues, un tee-shirt antique noir à l'effigie dun groupe de rock canadien, et un slim noir déchiré. Je constatais que je n'avais plus mes chaussures, et un coup d'oeil en coin me soulagea. Je constatais que les baskets que j'avais empruntées à ma mère étaient posées sur le rebord de la fenêtre.

Charlie: Jordan...

L'ange me regarda, un sourire magnifique, parfait accroché sur les lèvres. J'eus un frisson, mais je n'étais pas certaine que ce fut dû à la température glaciale de la pièce. Comment pouvait-il ne pas avoir froid ? Il perçut mon infime tremblement et posa une grande veste noire sur moi. La veste, bien que propre, sentait son odeur adorable. Je l'humais discrètement, mais la manière amusée avec laquelle il me regarda réduisit les espoirs qu'il ne m'ait pas vue en miettes. Il souleva mon tee-shirt sur mes côtes, et je vis l'immense entaille qui barrait mon flanc, assez profonde et nettoyée. Il s'assit a coté de moi.

Jordan: Euh, ça risque d'être un peu douloureux...

Je grimaçais, serrant les dents. Lorsqu'il posa la compresse sur ma blessure, je retins un cri de douleur. Il passait délicatement sur les bords de mon horrible entaille, et dès qu'il voyait la souffrance sur mon visage, il retirait vivement la compresse de ma chair. Finalement, il revint avec un tube orange et un grand pansement qu'il appliqua à meme ma plaie. ll ouvrit le tube, pressa légèrement dessus et massa ma tempe de sa crème glacée.

Jordan: Tu as un sacré hématome, tu sais [ ouais, c'est ça, essaye de te justifier^^ ]

J'aurais aimé que ce moment dure une éternité, mais pourtant, il enleva rapidement sa main de mon visage. J'étais déçue. Il ne sembla pas le voir. Il se releva, jeta quelques papiers dans la corbeille et se rassit à coté de moi. J'avais des millions de questions en tête, mais je me sentais trop faile pour les poser. Je n'arrivais pas à me souvenir, ou alors très vaguement de cette nuit et à faire le lien entre ces évènements et Jordan. Pourquoi étais-je ici ? En écho à toutes mes questions informulées, il répondit:

Jordan: Charlie, n'aie plus peur, tu es chez moi...

Oh, cela me faisait une belle jambe. Et que diantre faisais-je ici ? Ma mère devait s'inquiéter, je n'étais pas rentrée chez moi de la nuit !

Charlie: Peur ?

Il avait complètement tort, je n'avais pas peur ! Comment aurais-je pu avoir peur ? Il était là, justa à coté de moi ! Il ne compris pas mon intervention, et je m'en réjouis...

Jordan: Charlie, il faut que je te parle de quelque chose.
Charlie: [ murmurant, plus pour moi que pour lui ] Dimitri...

Je savais que les relations que unissaient Jordan et Dimitri étaient peu cordiales. Ils étaient frères, et Dimitri était mon meilleur ami. Je devinais à quel point cela lui coutait de parler de cela.

Jordan: On dit qu'il s'est suicidé. [ je sais, il est assez répétitif XD ]
Charlie: [ hurlant ] Dimitri ne se serait jamais suicidé ! Tu ne l'aimes pas, et tu ne l'as jamais aimé ! Tu t'en fiches au fond ! La vérité ne t'intéresse même pas, et tout cela t'arrange !
Jordan: [ atone ] Ne dis pas des choses que tu pourrais regretter...

Je le fixais. Il paraissait étrangement dur, pas comme il avait été avec moi mais comme il l'avait toujours été avec Dimitri. Je l'avais très certainement blessé. Je me risquais à détourner les yeux, mais au fond, j'avais si peur qu'il s'en aille ! J'aurais aimé arrêter le temps. Il était tellement parfait, mais moi, j'étais juste là. Celà n'était-il pas suffisant ? Moi, en tout cas celà m'aurait suffit ! J'avais envie de pleurer. Mon meilleur ami était mort, et maintenant, aveuglée par ma tristesse, je venais de faire du mal à Jordan, comme si la douleur causée par la mort de son frère n'était pas assez grande, et qu'il fallait que j'en rajoute une couche. Je me détestait d'être aussi nulle.

Charlie: Jordan... [ c'est ça, supplie le !! ]
Jordan: Tais-toi !

Il quitta la pièce, me laissant seule.

# Posté le jeudi 19 mars 2009 11:31

Modifié le samedi 18 avril 2009 15:15

3: I was just sure about one thing. She wasn't there to sleep in the bathroom...

3: I was just sure about one thing. She wasn't there to sleep in the bathroom...
J'étais perdue. Cette maison que je connaissais par coeur et qui avait toujours été un lieu de joie et de rires était en quelques secondes devenue aussi froide qu'un congélateur. Je tentais de réprimer un frisson, mais je savais que ce genre de frissons là n'étaient pas réprimables. Ce n'était pas le froid, qui pourtant me glaçait, mais la peur.

Oui, j'avais peur. Je n'avais pas peur de cette maison, ni de cette chambre, ni même de Jordan, cela aurait été absurde ! J'avais peur du présent, que je ne pouvais pas contrôler, mais surtout du futur. L'incertitude de ce qui allait venir me traumatisait. Je ne savais pas quoi faire. Je n'avais rien envie de faire. J'étais tellement dévastée par la mort de Dimitri ! Et surtout, je savais que je ne pourrais pas me fier à Jordan. Il était... bizarre.

J'avais envie de dire a Jordan de me laisser, je voulais sortir d'ici, et de penser a tout, à tout sauf à Dimitri, tout sauf à Jordan. A tout sauf aux deux personnes qui allaient briser mon monde. Avec eux, je n'étais rien, mais j'étais heureuse, alors que sans eux, je n'étais rien non plus, mais je n'avais aucun lien auquel me raccrocher. Aucun monde. Aucun univers.

La porte se réouvrit, je bondis. Je voulais dire ses quatre vérités a Jordan. Lorsqu'une chevelure blonde apparut dans l'encadrement de la porte, je reculais vivement d'un bon pas.

...: Charlie ?

Charlie: Euh... oui... [ mais qu'est-ce qu'elle me veut la blondasse ?? ]

...: Je m'appelle Meghan. Jordan m'a demandé si tu voulais que je te raccompagne chez toi...

Charlie: Il faudrait que... je lui parle... euh... à Jordan. Avant de partir.

Meghan: C'est impossible, désolée. Il est occupé.

Charlie: Ah... euh... bah... je vais y aller alors.

Meghan: Attend, je vais te raccompagner !

Charlie: Non, c'est bon. Je connais le chemin.

Meghan: Mais il pleut des trombes !

Charlie: Pas grave. Au revoir.

Je sortis de la chambre en trombe. J'avais besoin de me retrouver seule dans mon lit. Seule avec ma guitare. Avec ma musique. Je ne savais pas qui était la blondasse, mais ce qui était sur, c'est qu'elle n'était surement pas la pour dormir dans la baignoire. Après tout, je m'en fichais. Je n'avais jamais ressenti le moindre sentiment pour Jordan. Avant que Dimitri meure. Mais Dimitri était mort et le code avait désormais changé.

Je courrais. La pluie m'avait trempée. Je remarquais que je portais une veste, et ce n'était absolument pas la mienne. D'ailleurs, elle sentait le parfum pour homme. Je m'en réjouissais, au vu du froid qui m'engourdissait les membres. Lorsque j'arrivais chez moi, je constatais avec affligeance que je n'avais pas mes clés. Je tapais une bonne 100aine de fois. Bien sur, ma mère n'étais pas là. Elle travaillais tôt. Après une longue bataille avec la serrure, je parvins enfin à rentrer.

Je me jetais sur mon lit et attrapais ma guitare. Ces sons que je connaissais par coeur. Je les aimais décidément plus que moi-même. 'I feel like a hero... and you are my heroine...'. Si seulement...

Je me retournais, à moitié entièrement vouée a ma guitare, à moitié dévastée par les évènements.

...: Charlie !

Je fis un bond en arrière et me cognais la tête contre le mur. Ce ne pouvais pas être possible. Ce ne pouvais pas être vrai. Je rêvais. Je m'étais endormie et je rêvais.

J'allais vite me rendre compte que non, je ne dormais pas, que non, je ne rêvais pas... Que tout ça était parfaitement réel, et que la ligne qui coupait ma vie en deux était devant moi. Je n'avais plus le choix, d'ailleurs, si je l'avais eu, je n'aurais pas agi différemment. Aujourd'hui, j'allais enfin sortir de ma médiocrité. J'allais enfin abandonner ce monde plat et vide qui était le mien. Ce que je ne savais pas, c'est que chaque rêve a un prix. Je n'allais pas tarder a découvrir que celui du mien était fort élevé.

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Voila. Début de l'action.
20 coms pour celui qui trouve la chanson que chante Charlie [ allez facile !! ]


# Posté le samedi 18 avril 2009 15:13

Modifié le samedi 18 avril 2009 15:57